La magistrature française se recrute principalement par concours, suivis d'une formation de plusieurs années à l'École nationale de la magistrature, à Bordeaux.
Le premier est ouvert aux étudiants titulaires d'un master en droit, le deuxième aux fonctionnaires, le troisième aux personnes justifiant d'une expérience professionnelle ou d'un mandat électif. Les épreuves écrites portent sur le droit civil, pénal, public et sur la culture générale ; l'oral comprend un entretien avec un jury.
Des intégrations directes sont possibles pour les avocats, universitaires, greffiers et juristes expérimentés, sur dossier examiné par une commission d'avancement. Elles représentent une part croissante du recrutement, dans un contexte de besoin de magistrats.
30 et un mois alternant enseignements à l'École et stages en juridiction, en cabinet d'avocat et en services d'enquête. Elle s'achève par un classement qui détermine le choix du premier poste, et par une prestation de serment.
Le magistrat du siège juge et est inamovible ; le magistrat du parquet requiert au nom de la société et relève d'une hiérarchie. Le passage de l'un à l'autre est possible au cours d'une carrière, particularité française que plusieurs pays européens ne connaissent pas.